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SAVOIR FAIRE AU SERVICE DE L’AVOIR

«  Mettre l’avoir au service du savoir, Mettre le savoir-faire au service de la quête de l’avoir ».

« L’argent appelle l’argent » dit-on communément.

Mais comment cela se fait pratiquement, c’est ce que l’on ne dit pas assez. Les biens matériels honnêtement acquis sont soit le produit d’un legs (héritage, dons…) soit celui d’un travail rémunérateur. Plus on travaille bien, plus on a de biens. Certes, thésauriser,épargner peuvent constituer des vies de constitutions de capitaux plus ou moins signifiants. Mais celui qui thésaurise travaille à sa propre et seule édification matérielle. Il ne construit pas la société, il ne construit  pas la société de manière plus active. Car en gardant par devers soi une manne dont le manque peut s’avérer préjudiciable pour l’ensemble. Celui qui épargne par contre contribue à l’essor de l’économie nationale ou sociale.

Cependant, il ne le fait pas mieux que celui qui entreprend ou investit dans des projets.

L’esprit  entrepreneuriat est ce qui aujourd’hui manque le  plus à nos jeunes désaxés et désorientés. Ainsi,  lorsqu’un dirigeant politique vous dit comme parole d’un demi Dieu invulnérable : « jamais, au grand jamais, vous ne travaillerez dans l’administration du pays votre ». Il semble que le ciel vous soit tombé sur la tête. Car il reste encré dans l’esprit des Africains, en général, que l’éducation, la formation scolaire et universitaire ne peuvent que conduire à des postes administratifs.

La réussite sociale d’un lettré ou d’un homme instruit n’est pas fonction de ses réalisations strictement personnelles sur le plan matériel, mais du rang de fonctionnaire qu’il occupe dans la sphère administrativo-politique. Cessons de penser ainsi et convenons que le savoir et le savoir-faire qui nous sont donnés sont les véritables outils de réalisation de notre bien-être matériel.

L’état providence a existé. Il n’existe plus en ce XXI è siècle. Penser et agir autrement s’avère de ce fait un impératif.

Mettons donc le savoir-faire au service de la promotion du bien-être matériel.

L’utilité de la formation technique et professionnelle prend tout son sens ici.

L’esprit entrepreneuriat ne nait certes pas ex nihilo. On doit l’inculquer à nos concitoyens. Mais ceux-ci doivent savoir aussi que la formation et l’instruction qu’ils reçoivent doivent être fructifiées matériellement et financièrement. De même lorsque nous élargissons le cercle des instruits et des citoyens apte à exercer un métier,on élargit ipso facto les sources d’enrichissement de la société.

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