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JEUNESSE ET ENTREPRENARIAT, LE FONDATEUR DE GRAMEEN BANK LIVRE SES RECETTES.

« imagesDe l’un des pays les plus démunis du monde, le Bangladesh, Muhammad Yunus a suscité une extraordinaire révolution silencieuse qui touche le destin de millions d’individus et passionne les responsables économiques et politiques du monde … »

Invité le 24 juillet dernier à s’exprimer à la Banque mondiale, le professeur Yunus remet en cause toutes idées reçues avant de proposer une vision invitant à davantage investir dans les fonds d’entrepreunariat social. En quelques mots le pionnier du microcrédit étaie sa conviction :

Nous sommes tous des entrepreneurs.

L’être humain se montre par nature curieux et aime trouver des solutions à des problèmes. C’est là la vraie nature d’un entrepreneur : son ambition réside moins dans le désir de gagner de l’argent que dans celui de résoudre des problèmes. L’esprit humain est occupé par des problèmes et par la recherche de solutions. Comme les entrepreneurs, nous décelons des problèmes, nous réfléchissons à des solutions, nous agissons, nous apprenons, nous échouons et nous faisons une nouvelle tentative.

Tout problème constitue une opportunité pour une entreprise.

Muhammad Yunus crée des entreprises pour résoudre des problèmes. Selon lui, c’est le meilleur moyen de pérenniser l’utilisation de ressources en quantité limitée. Une organisation caritative ne donne de l’argent qu’une fois, et quand il n’y en a plus, c’est fini. Dans une entreprise, l’argent doit être remboursé, il peut être réemployé et fructifier. C’est un cercle vertueux.

Les entreprises sociales jouent un rôle moteur dans la résolution de problèmes.

Muhammad Yunus qualifie ses entreprises d’entreprises sociales.  Le profit individuel n’en est pas la motivation, et la théorie économique de l’intérêt personnel limite la capacité d’une entreprise à faire quelque chose de bien. Les entreprises sociales ne réalisent pas de profits, mais elles sont pérennes. Trop nombreux sont ceux qui considèrent qu’une entreprise est un support pour la quête égoïste d’argent et non pour la quête désintéressée de solutions. Muhammad Yunus crée des entreprises sociales, telles que Grameen Danone Foods, en partenariat avec Danone (a), pour lutter contre la malnutrition, Haiti Forest (a), une initiative pour la forêt durable en Haïti, ou une école d’infirmières (a). Dans tous ces cas, on attend de ceux qui reçoivent des fonds qu’ils remboursent ce qu’ils doivent, ce qui permet un nouvel investissement et perpétue la croissance.

La croissance est nécessaire pour tous les êtres humains.

Il faudrait former les jeunes non pas pour qu’ils trouvent un emploi, mais pour qu’ils changent le monde. Apprendre à trouver un emploi est une idée obsolète. Nous avons davantage besoin de créateurs d’emplois que de demandeurs d’emplois. L’être humain n’est pas né pour travailler au service d’autrui, et il dispose d’une capacité naturelle à résoudre ses propres problèmes. Son potentiel créatif est illimité. Les jeunes devraient être encouragés à mettre à profit cette créativité pour résoudre les problèmes et changer le monde (au lieu d’apprendre à résoudre des équations du second degré).

Agir.

Pourquoi les jeunes restent-ils sans rien faire ?  Ils sont sans emploi. C’est par choix. Qu’attendent-ils ? Avec un taux de chômage des jeunes qui atteint 40 % en Espagne, pourquoi ne sont-ils pas productifs ?  Pourquoi faudrait-il que quelqu’un leur donne un emploi source de valeur ?  Pour le professeur Yunus, l’avenir est un avenir sans chômage, avec des jeunes qui porteront un regard sur le passé en se demandant pourquoi il y avait des jeunes sans emploi. « Ils étaient malades ? » Pourquoi n’ont-ils pas pris leur avenir en main ?

Investir dans des fonds d’entrepreneuriat social.

Que peut faire la Banque mondiale pour soutenir les jeunes entrepreneurs ? Créer des fonds d’entrepreneuriat social avec ses clients. Apporter des capitaux pour aider les jeunes à commencer de remédier aux problèmes de la planète. Investir dans des idées et dans la créativité.

Comme tout discours provocateur, celui de Muhammad Yunus suscite davantage de questions que de réponses. Comment réviser les programmes d’enseignement afin d’encourager l’entrepreneuriat ? De quels coups de pouce les jeunes ont-ils besoin pour se découvrir une passion ? Peut-on former des entrepreneurs ? Faudrait-il même essayer ? Quelle serait la meilleure question à choix multiple pour mesurer l’esprit d’entreprise ?

La vision de Muhammad Yunus suppose que les jeunes d’aujourd’hui ont les compétences et la motivation requises pour aller de l’avant dans le monde, avec un esprit conquérant. Cela nous ramène aux questions essentielles : quelles sont ces compétences et comment les cultiver ?  Quels sont les coups de pouce et le capital social qui motiveront la jeunesse ?

Un commentaire

  1. effectivement je suis au credit mutuel, et mes achats se font en toute securité. Le site du Credit mutuel me donne l’acces a une carte bleue virtuel bloquée au solde de mon paiement que je vais effectuer. Cet acces est protégé par un code envoyé sur mon telephone et un code noté sur une petite carte remis en agence. Une fois le paiement terminé, ma carte bleue virtuelle est vide… C’est ultra securisé!!

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