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Esthétisme : quel apport dans l’insertion professionnelle.

received_1622163518062650Depuis plusieurs années, les états subissent une crise d’emploi jeunes et entreprennent des stratégies de créations d’emplois souvent sans pouvoir apparemment arriver à atteindre le bout du tunnel. Et la côte d’ivoire est également confrontée à cette dure réalité depuis la conjoncture des années 80.

Depuis un quart de siècle, la politique d’insertion professionnelle est desormais orientée vers la promotion de l’artisanat. L’artisan étant toute personne travaillant avec la main. Dans ce processus visant à permettre aux catégories défavorisées de la population de s’intégrer à la vie sociale ou professionnelle, un volet est réservé à la valorisation de l’apparence extérieure au détriment d’autres critères : c’est-à- dire à l’esthétisme. Et l’esthéticien ou esthéticienne étant toute personne dont le metier est de donner des soins de beauté.

L’insertion professionnelle est l’ensemble des mesures sociales visant à lutter contre l’exclusion. Cette  réalité sociale commune à une population vulnérable en situation de précarité, composée de personnes sans emploi, de personnes dont l’emploi est menacé ou de personnes dont les revenus sont variables du fait de l’instabilité des activités exercées.

La problématique posée par notre thème est alors ceci : comment, dans l’exercice du métier d’esthéticien, peut-on réussir une meilleure insertion professionnelle ? Autrement dit pourrait-on vivre décemment du métier d’esthéticien

I.            Ethétisme : évolution et impact sur le mode de vie

1.   Evolution

Aujourd’hui, dans tout corps de métier et partout où que ce soit, le phonomène de mode avec ses variations constantes exige de tous,la prise en compte de son apparence physique en tout lieu et à tout moment. Le monde nous offre une évolution tellement accélérée dans l’appréciation de la mode que l’esthétisme ne peut que suivre le rythme.

2.   Impact sur le mode de vie

S’il existe bien des moyens efficaces pour distinguer les uns des autres de par l’apparence physique,oui l’esthétisme occupe une place des plus prépondérantes. L’esthétisme rime aussi bien avec le savaoir faire que le luxe. Car pour demeurer appréciable, les moyens , il en faut vraiment. De ce point de vue , l’esthétisme fait exception à l’adage : « l’habit ne fait pas le moine » Ici la beauté est une question de classe. Et cette classe , n’y entre pas qui veut mais qui peut.

La bonne présentation exigée par l’esthétisme est un facteur assez déterminant dans la considération des autres sur soi. Cela revèle donc un véritable impact sur notre mode de vie.

II.            Formation et insertion professionnelle

1.      Délimitation secteur informel et formel

L’exercice du métier d’esthéticien (ne) nécessite un ensemble de savoir-faire inné ou appris sur état, on parle alors d’informel, ou dans un centre de formation : là il s’agit du formel.

a.      Secteur informel

Dans le seteur informel, on trouve de jeunes filles ou garçons apprendre ou exercés le metier. Mais l’inconvient à ce niveau reside parfois dans l’appréciation et usage de certains produits chimiques dont la mauvaise utilisation pourait avoir des conséquences desastreuses sur les clients.

b.     Secteur formel

Au niveau du seteur formel, plusieurs formes sont présentes : d’abord la formation en formation qualifiante c’est-à- dire sur une courte période et sanctionnée simplement par un diplôme de participation ou une attestation de formation. Et là aussi, la crédibilité du diplôme depend de la notoriété de la structure qui le délivre. Ensuite il y a de la formation faite dans des écoles de formation professionnelle, publiques ou privées et dont les diplômes sont des diplômes d’Etat et sont obtenus après un examen dûment organisé par des structures compétentes en la matière. C’est-à- dire la DEXC (Direction des Exemens et Concours de l’enseignement technique et professionnel), par exemen.

2.      Insertion professionnelle

a.      Politique générale d’insertion

Secteur informel

Généralement, une fois que quelqu’un se sent capable d’exercer le métier et s’il dispose de moyens propres, il s’engage pour travailler à son propre compte. Là, il ne réçoit d’appui financier que celui consacré par des proches parents.

Secteur formel

Dans le cas du formel, il existe des cabinets de placement qui, en partenariat avec les écoles de formation, assurent des stages suivi d’insertion des plus chanceux.

b.     Actions gouvernementales

Les autorités entreprennent des actions ciblées pour une meilleure insertion des jeunes. C’est dans ce cadre que certaines structures telles que AGEFOP , FNS, PEJEDEC , AGEPE , SNRR ,  ADDR, aujourd’hui Agence Nationale pour L’emploi Jeunes et bien d’autres s’activent pour réussir le pari.

III.            Métier noble et prometteur

Après des années de crise éloignant beaucoup de cette catégorie de personnes vulnérables du chemin de l’école, bon nombre souhaitent  intégrer la formation professionnelle en vue  d’obtenir des opportunités d’apprentissage. Dans le cadre de la relance économique qui présente des perspectives d’accéder à un emploi et d’en tirer un revenu décent l’esthétisme se présente comme opportunité à saisir.

Le métier d’esthéticien peut jouer un rôle capital dans la lutte contre la pauvrété. Une formation en différents modules que sont Manucurie et Pédicurie, Soin de visage, Tresse et Nattes, Défrisage et Coiffure, Massage. Ensuite une insertion moins couteuse car pouvant être assimilée à des PME dont la réalisation  peut engendrer tout au plus une dépense d’investissement n’excédant pas cinq millions de francs CFA.

Le taux de chômage fait que seules les personnes nanties fréquentent les instituts de beauté. Mais la relance économique qui conduira au retour des investisseurs dans notre cher pays constitue une opportunité quant à trouver des clients potentiels.

L’exercie du métier d’esthéticien permettra non seulement de rehausser le niveau de vie des acteurs mais aussi d’établir une gamme de services à la satisfaction des clientes.

L’appropriation de la question d’esthétisme par les tenants du pouvoir dans l’exercice quotidien de leur profesion présage pour ce corps de métier un lendemain réluisant et d’une rentabilité certaine.

 

L’esthétisme est un métier d’artisan capable de nourrir celui ou  celle qui l’exerce. La méconnaissance de son impact  sur  notre mode de vie de tous les jours explique le peu d’engouement pour certains de s’adonner à ce métier pourvoyeur d’emplois rentables.

Cependant, le coût de la formation pour sortir du secteur informel demeure élevé pour les familles modestes. Si en plus des efforts consentis par les autorités pour une meilleure insertion de ceux déjà formés, il y a lieu de rappeler la nécessité d’une prise en charge par l’Etat des frais d’écolage d’une certaine catégorie de la population. De quoi à donner une bouffée d’oxygène aux bénéficiaires.  Plus qu’un acte social, ce sera une preuve de vivre ensemble  pour le bonheur  de chacun.

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