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ECOLE ATELIER

received_1621907854754883Pour une redynamisation du secteur informel

400 000 à 500 000 cas d’abandons scolaires chaque année ;

30% des jeunes ne passent pas au secondaire ;

60% des jeunes sont au chômage ;

80% des employés exercent dans le secteur informel ;

Que les statistiques sont alarmantes !

Le secteur informel occupe à lui seul 60% de la population active. Dans ce secteur, on retrouve les artisans de tous ordres. Ces derniers sont en fait des professionnels d’un domaine donné (soudure, menuiserie, mécanique, maintenance…)

Ils acquièrent pour le plus grand nombre leur formation dans l’atelier d’un patron. Selon l’ampleur de son activité, un patron dispose entre deux (02) à dix (10) apprentis.Ceux-ci, selon leur capacité d’apprentissage, selon la fréquence des travaux à exercer ont une durée d’apprentissage plus ou moins longue. Les apprentis se recrutent dans les rangs des jeunes ou enfants déscolarisés, dans les familles à revenus faibles où la scolarisation est un luxe, ou parmi des enfants précocement mâtures, conscients des difficultés pécuniaires des  parents et qui décident d’apporter un mieux être à leurs géniteurs et frères en apprenant très tôt de leurs mains et de leur tête quelque chose de socialement utile.

A la fin de leur apprentissage, plus pratique que théorique, ils deviennent à leur tour des formateurs (patrons) et vivent des revenus du métier qu’ils ont appris. Cela suppose qu’ils ont quitté au préalable les ateliers du patron et ont ouvert le leur, propre.

L’ouverture d’un atelier pour jeune débutant n’est pas chose aisée. Et cela du fait de la rareté des sites ou locaux dans les zones urbaines, de la cherté des outils et matériels appropriés. Mais une fois, cette difficulté franchie, le recrutement de nouveaux apprenants se fait plus aisément. Naissent ainsi des mini-entreprises qu’on pourrait nommer à juste raison « centres de formations ou d’apprentissage ».

Il importe, pour les dirigeants politiques, d’avaliser ces dits centres dans l’optique de rentabiliser, non seulement l’entreprise, mais surtout accorder une formation aux formateurs. Lesquels formateurs seraient ainsi outillés et avec l’aval du ministère concerné pourraient délivrer des attestations de fin de formation reconnus par l’Etat. Si une telle optique retient l’attention des décideurs et bailleurs de fonds, on désengorgera dès lors nos CFP et autres établissements à vocation professionnelle. Ces établissements souffrent, en effet, de la trop grande place à la théorique (l’équipement étant vétustes), de la lourdeur administrative et des effectifs pléthoriques.

Cinq (05) ou dix (10)apprentis rassemblés dans un atelier sont mieux encadrés et suivis que vingt(20) et plus en face d’un enseignement dont la survie économique n’est pas à priori dépendante du rendement de ses étudiants.

En plus le mode de recrutement dans lesdits établissements écarte ipso facto beaucoup de postulants, soit analphabètes, soit démunis.

De l’autre côté, le chef de d’atelier, qui se fait payer par l’effet de travail fourni par ses apprenants est plus regardant à leur formation qu’un fonctionnaire lambda qui sait comment éviter les visites sporadiques d’un inspecteur du travail et les sanctions éventuelles qui pourraient s’en suivre.

Notre intention n’est point ici de dénigrer le corps professoral technique, étant nous même pédagogues. Mais pour donner le minimum vital à nos concitoyens, nous sommes convaincus que les autorités politiques ont le devoir de faire descendre l’école de formation dans les ateliers. Les transferts de technologie réalisés par la Corée du Sud, par exemple, ont aidé au redressement de l’économie de ce pays.

Aujourd’hui, il est coté parmi les plus grandes puissances industrielles et économiques. Cet effort peut paraître lourd à supporter pour nos Etats pauvres.

La solution subsidiaire résiderait alors dans ce que nous proposons maintenant.

Une utopie n’est utopie que dans la mesure où nous ne nous donnons pas la peine nécessaire de réfléchir sur les modalités de sa réalisation. «  Ce qui n’est pas encore » naît de ce qui «  ce qui est » mais de manière non efficiente.

Ensemble approfondissons la réflexion sur la faisabilité de cette utopie et posons les pas nécessaires à sa venue au monde.

AVFTP veut croire en toutes les forces du pays et les amener conséquemment à se prendre en charge dignement pour construire et relever dignement ‘’l’éléphant’’ qui n’aurait jamais dû s’effondrer.

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